• Drieu

    DrieuDrieu La Rochelle, antimoderne et Européen

    ◊ Recension : Drieu La Rochelle, antimoderne et européen (anthologie de citations récoltées par Arnaud Guyot-Jeannin), Perrin & Perrin, collection La Petite Bibliothèque n°2, 1999.

    « Et après tout je ne suis pas qu’un écrivain, je suis un homme en proie au problème total » (Drieu). Et l’œuvre de Drieu, envisagée com­me un projet total ? Nombreux sont les biographes qui s’y sont essayés, peu les élus conviés au banquet intellectuel et spirituel offert par Drieu de Fonds de cantine à Beloukia. À retourner le pro­blè­me dans tous les sens, après Mabire, Rouart et Vandromme, il est ap­paru à Arnaud Guyot-Jeannin, préfacier du recueil, qu’en définitive ce sont les textes qui parlent le mieux d’eux-mêmes. Histoire de bri­ser les préjugés qui enferment depuis 50 ans Drieu dans le registre de « l’esthète bourgeois fasciste et suicidaire » ; histoire aussi d’avan­cer certains aspects de son œuvre occultés par son engagement collaborationniste. Le titre, explicite, du présent opuscule (60 p.), « antimoderne et européen », réhabilite à son tour, après que la pu­blication par NRF Gallimard de son Journal 1939-1945 a provoqué bien des polémiques sur le sujet. Où l’on découvre un Drieu loin de sa caricature antisémite et érotomane : « (…) au moment où de nom­breux écrivains ou journalistes clament leur admiration gênée et par­tielle pour Drieu, nous devons affirmer au contraire la profonde unité de son œuvre. Certes, on trouvera chez lui des paradoxes, quel­que­fois des contradictions, mais n’est-ce pas le propre d’un homme qui n’est pas théoricien et qui totalise dans sa pensée tous les domaines de la vie ? » Et Guyot-Jeannin d’ajouter : « La seule liberté que nous pren­drons avec lui, c’est de l’aimer tout simplement à la lumière de ses meilleurs livres ». « Il est, aux côtés d’Antoine de Saint-Exupéry et Geor­ges Bernanos, ce grand enfant libre et incorruptible qui ne dé­si­re pas grandir » (AGJ).

    Si Drieu fut le prophète d’une seule révolution, elle ne fut ni nationale ni socialiste, mais spirituelle, mystique. Une préoccupation constante, qui sourd tout le long de ses écrits : Genève ou Moscou, La Comédie de Charleroi, Les derniers jours, Notes pour comprendre le siècle, l’iné­dit Roman, et qui fait de lui, toujours selon Guyot-Jeannin, un spé­cialiste de la question, l’égal de Guénon et Evola. Petit florilège : « Il n’y a plus d’ordre à sauver, il faut en refaire un » ; « Il faut mettre de la profondeur dans chaque minute, dans chaque se­con­de ; sans quoi tout est raté pour l’éternité » ; « Oui, j’y crois. Je crois qu’il y a sous tou­tes les grandes religions une religion secrète et pro­fonde qui lie tou­tes les religions entre elles et qui n’en fait qu’une seu­le expression de l’Hom­me. Unique et partout le même » ; « Les dieux mè­nent à Dieu — et même au-delà ».

    Un peu cher peut-être (49 FF), mais il en est ainsi pour toutes les cou­rageuses petites collections (rappelons que Perrin & Perrin ont dé­jà publié Evola, Malaparte, Vialatte et Chateaubriant) qui n’ont pas accès aux grands circuits de distribution. Alors, pourquoi bouder no­tre plaisir ?

    ► Max Sercq, Nouvelles de Synergies Européennes n°42, 1999.

     

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    pièces-jointes

     

    Drieu la Rochelle, la nostalgie de la grandeur

    Malgré son entrée en Pléiade, l’écrivain reste un mal-aimé de nos lettres. Pas seulement à cause de ses opinions sulfureuses, mais aussi de la noirceur de sa vision.

    Si Pierre Drieu la Rochelle, le 15 mars 1945, s’est tué pour ne pas être jugé pour son attitude durant l’Occupation par qui que ce soit d’autre que lui-même — exercice il est vrai où il excellait —, de ce point de vue, ce fut certainement un suicide raté. Car si, dans les années 1950, on pouvait encore considérer que cette mort volontaire, préférée à un exil en Suisse ou au “blanchiment” dans la brigade Alsace-Lorraine que lui offrait Malraux, valait solde de tout compte, il n’en va pas de même aujourd’hui. Et de fait, la publication d’une partie de ses œuvres romanesques, assortie de toutes les précautions d’usage — l’introduction du volume, signée Jean-François Louette, traite longuement et subtilement de l’antisémitisme et du fascisme de l’écrivain —, a donné lieu aux polémiques habituelles à chaque réédition importante d’un écrivain collaborationniste, et aux sempiternelles dissertations sur le thème “peut-on dissocier l’homme de son œuvre ?” Débat assez pratique pour le chroniqueur littéraire, car il permet souvent d’esquiver le jugement littéraire, autrement plus compliqué que le jugement politique a posteriori, exercice désormais si balisé qu’il relève de l’écriture automatique. Les deux évidemment ne sont pas tout à fait dissociables, non tant à cause de la douloureuse question de l’antisémitisme qui occupe dans l’œuvre une place finalement marginale, pas beaucoup plus importante en tout cas que dans celle de bien des contemporains de Drieu, qu’à cause de celle de la décadence, autour de laquelle s’organise pour le coup une bonne partie de son œuvre, de Rêveuse bourgeoisie à Gilles en passant par Le Feu follet (regrettons au passage l’absence de l’Homme à cheval, l’un des romans les plus singuliers de Drieu, et sa tentative la plus marquée d’échapper à la tentation de la « fiction confessionnelle », comme il qualifiait lui-même l’Adolphe de Benjamin Constant). L’intérêt que l’on prendra à son œuvre sera évidemment directement proportionnel au jugement que l’on portera sur la validité de cette notion.

    « Je flagellais sans pitié l’époque en moi, cette époque où la société vieillissait si hâtivement », écrit Drieu dans la préface de Gilles, portrait-fleuve de la génération de l’entre-deux-guerres que l’écrivain escomptait être son grand œuvre, mais qui nuit plutôt aujourd’hui à sa cote, tant ce roman bancal malgré ses innombrables réussites souffre de la comparaison avec la perfection classique de l’Aurélien d’Aragon, qui en est comme la version épurée, et dont on a pu dire avec ironie que c’était finalement le meilleur roman de Drieu la Rochelle. Cette flagellation de l’époque donne à l’œuvre de Drieu une noirceur, une tonalité de déploration, grinçante et douloureuse, que finalement peu de lecteurs sont capables d’accepter. Drieu aurait vu, sans nul doute, un signe supplémentaire de décadence dans l’incapacité croissante de notre temps à regarder en face les Histoires déplaisantes avec lesquelles certains écrivains lui offrent un miroir cruel. Ce que décrit Drieu, ce que trahissent ses personnages divisés contre eux-mêmes, velléitaires, lucides sur leurs impuissances et leurs vices mais leur restant malgré tout indéfectiblement attachés, trop atteints dans leur volonté, comme Alain, le héros du sublime Feu follet, pour avoir la force de rompre avec les maux qui les accablent, prisonniers plus ou moins volontaires d’une fondamentale faiblesse qui les prive de tout élan et de toute véritable ambition, c’est une société exsangue, à bout de course, vivant absurdement dans la conservation stérile de principes desséchés pour avoir été coupés de leurs racines. Principes qui furent autrefois créateurs de force et de vitalité, civilisateurs en un mot, et qui ne sont plus aujourd’hui que la caricature d’eux-mêmes, l’alibi d’une fondamentale incapacité à vivre et à créer sans répéter sur le mode grotesque et rétréci ce qui autrefois était pétri de sens et de grandeur. Grandeur que Drieu crut absurdement trouver dans le fascisme, oubliant que la force découplée de la justice et de la vérité n’est qu’une bassesse de plus.

    La guerre elle-même, qu’il a si puissamment évoquée dans la Comédie de Charleroi, si elle permet encore à l’homme de se découvrir en s’éprouvant à l’aune de la mort (qui est, pour Drieu, la grande mesure de la vie), s’est déshumanisée en privant le combattant de la confrontation avec son semblable : ce n’est plus l’ennemi qu’on combat charnellement, ce n’est plus que soi-même, spirituellement. « Cette guerre moderne, cette guerre de fer et non de muscles. Cette guerre de science et non d’art. Cette guerre d’industrie et de commerce. Cette guerre de bureaux. Cette guerre de journaux. Cette guerre de généraux et non de chefs. […] Cette guerre faite par tout le monde, sauf par ceux qui la faisaient. Cette guerre de civilisation avancée ». Dans une société qui n’est plus qu’un décor racorni, l’individu laissé à lui-même n’a plus que les variations de son moi comme seule boussole : et c’est pourquoi les héros de Drieu ne cessent de dériver à la recherche d’un sens qui se dérobe, le traquant, qui dans un bricolage métaphysique, qui dans la quiétude contemplative que permet l’argent, qui dans le pouvoir, qui dans le cynisme (en lequel Jean-François Louette voit l’une des clés majeures de l’œuvre), qui dans ce « royaume des femmes » qui est, espèrent- ils, celui de la paix. Mais la paix, on le sait, n’est pas de ce monde, pas davantage dans le cœur des femmes, qui ne sont finalement qu’une énigme de plus — peut-être la plus cruciale, peut-être la plus creuse — dans un monde de plus en plus indéchiffrable.

    Un style sec qui exprime le deuil éclatant de la tendresse

    Pour autant, l’œuvre de Drieu n’a rien de nihiliste, et pas seulement parce que sa beauté littéraire indéniable (malgré une composition parfois flottante) — avec sa désinvolte sécheresse de ton qui n’est jamais une sécheresse de cœur, mais bien plutôt le deuil éclatant de la tendresse — vient contredire et racheter ce qu’elle pourrait avoir de désespéré. Parce qu’elle témoigne inlassablement de la nostalgie de valeurs plus hautes, nostalgie qui n’est aucunement passive mais tente de les rendre présentes par l’intensité d’une exigence, médaille dont les bassesses, la fascination de la veulerie et la passion de l’abaissement qui hantent l’œuvre de Drieu ne sont jamais que le revers : « Ah, il faut mettre de la profondeur dans chaque minute, chaque seconde ; sans quoi tout est raté pour l’éternité », s’écrie Gilles. Que la plupart des personnages de Drieu, comme leur créateur, se montrent incapables de tenir cet effrayant programme ne nous les rend, hélas, que plus fraternels, plus proches et plus touchants. 

    • Romans, récits, nouvelles, de Pierre Drieu la Rochelle, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1 936 p., 65 €.

    ► Laurent Dandrieu, Valeurs actuelles, 2012.

     

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    DrieuDrieu, trente ans après

    [Ci-contre : été 1929. Normand de Paris et Français d’Europe, Pierre Drieu La Rochelle n’a jamais cessé d’être un étranger tant il est impossible de le ranger sous les bannières d’un parti. Il est mort comme il a vécu, solitaire. Mais il laisse à qui sait le lire un ultime message : lucidité, noblesse, amertume et, avant tout, fidélité à la jeunesse]

    Voici donc trente ans que Drieu nous a quittés, par une nuit de mars, en ce mois qui est celui du printemps et de la guerre et qui ne signifiait plus pour lui que l’échec et la mort. Il aurait aujourd’hui, s’il avait réussi à demeurer parmi nous, plus de quatre-vingts ans et on imagine mal cet éternel adolescent fagoté dans la silhouette d’un vieillard. Son suicide n’a pas été seulement “politique”, il participe de sa vieille hantise de ne pas vieillir. Une seule petite phrase le situe, qu’il aimait à répéter : « il faut rester fidèle à la jeunesse ».

    De Mishima à Montherlant, il n’a pas manqué de faire école. En 1963, j’ai consacré à son œuvre et à son exemple un essai paru aux éditions de la Table Ronde, Drieu parmi nous. Ce livre se trouve aujourd’hui à nouveau diffusé [GRECE, 1975]. En une douzaine d’années, la place que tient Drieu n’a cessé, semble-t-il, de se consolider. Et pourtant il reste toujours méconnu et, somme toute, étranger. À une époque où la loi du silence régnait sans partage, j’avais commencé à réunir un bon catalogue de citations, pensant qu’il faut toujours aller aux sources. Il suffisait de lire tous les livres de Drieu et la plupart de ses articles, même les plus marqués du sceau d’une actualité fugitive. De ces morceaux choisis, j’ai fini par tirer une sorte de dialogue entre deux générations. Ceux pour qui la dernière guerre appartenait au domaine de l’enfance, si ce n’est de la légende, éprouvaient un furieux besoin d’interroger leurs aînés. Curieusement, ma démarche précédait la fameuse mode “rétro”.

    Certes, je n’étais pas seul. L’Américain Frédéric Grover, le Belge Pol Vandromme, le Finlandais Tarmo Kunnas, l’Allemand Alfred Pfeil ont étudié Drieu. Et on ne compte plus les thèses universitaires qui lui sont consacrées (Alexander Macleod, Gilles Plazy, Pierre Veit, et sans doute quelques autres). Gallimard a édité depuis quelques années Les Chiens de paille, les Mémoires de Dirk Raspe, les Histoires déplaisantes, Sur les écrivains. Le livre de Poche ou Folio ont popularisé des textes comme Gilles, Le Feu follet, L’Homme à cheval, La Comédie de Charleroi. Parmi les rééditions, Rêveuse bougeoisie ou Une Femme à sa fenêtre ont conquis un nouveau public. Louis Malle a porté à l’écran Le Feu follet. Périodiquement, des amis, des témoins ou des critiques parlent de Drieu.

    Pourtant, jamais il n’a semblé si lointain : on ne dissèque que des cadavres. Plus on veut le faire connaître, plus on le tue. Il n’est pas un auteur “vivant”. Il ne l’a d’ailleurs jamais tellement été. Ses livres ont connu jusqu’à la guerre des tirages semi-confidentiels (de l’ordre de trois ou quatre mille, si ma mémoire est bonne). Il a fallu son action à la tête de la Nouvelle Revue Française ou dans les colonnes de Révolution Nationale pour qu’il accède à une notoriété, rapidement d’assez mauvais aloi. Bien davantage que Brasillach ou Céline, il a tenu à devenir un écrivain “engagé”, et d’autant plus engagé qu’il n’avait plus d’illusion. Fasciste jusqu’au bout. Fasciste pour le pire, sans jamais l’avoir été pour le meilleur. C’était s’exposer à la haine posthume des chasseurs de sorcières. Il s’en est mieux tiré que de l’admiration des imbéciles. Les néo-fascistes en ont fait d’autant plus facilement leur idole qu’ils ne l’ont guère lu. D’ailleurs, on ne peut pas le lire puisque ses textes politiques essentiels (Genève ou Moscou, L’Europe contre les patries, la Chronique, les Notes pour comprendre le siècle ou Le Français d’Europe) sont devenus introuvables. Quant au Journal écrit pendant l’occupation, il reste enfoui dans les tiroirs de son frère Jean qui le livre aux chercheurs et aux fidèles avec la méfiance d’un paysan normand laissant le “horzain” risquer un œil sur son bien. Seules, certaines notations de Récit secret nous permettent de comprendre comment Drieu analysait l’écroulement de son rêve. Mais ce ne sont que les morceaux épars d’un puzzle dont nous ne parvenons pas à reconstituer la figure.

    On l’a dit mauvais prophète parce qu’il n’a pas été bon tacticien. C’est oublier qu’il fut un des premiers observateurs à découvrir dans la Russie soviétique la patrie de la réaction absolue et à la saluer comme telle. Il écrit le 18 février 1945, quelques jours avant de se donner volontairement la mort :

    « La Russie est en train de réaliser la plus grande entreprise raciste, bien plus vaste que la germanique. La Russie est en train de faire un bloc de trois cents millions de Slaves (capables de s’incorporer toutes sortes de races allogènes, mais prises depuis longtemps dans le courant impérial russe). Tout est enfantillage à côté de ce fait gigantesque et qui décide du destin de l’Europe ».

    Pourtant, il reste sans illusion et en parlant d’un de ses héros, qui lui ressemble comme un frère, il avoue :

    « Il ne croyait absolument pas à la force positive du communisme dans le monde et il n’y voyait que l’effet de la ruine des derniers piliers médiévaux soutenant la fragile civilisation bourgeoise et moderne. Mais il pensait encore qu’il y avait parmi les communistes des hommes sains et vigoureux qu’il aurait voulu atteindre et retirer de leur égarement. Il aurait voulu leur faire comprendre qu’ils travaillaient, sans le savoir, pour la réaction et le rétablissement d’une aristocratie comme en Russie. Il aurait voulu qu’ils devinssent tout de suite des réactionnaires, sans hypocrisies intermédiaires. Mais il devinait bien que, sous la jactance, c’était des petits bourgeois, comme les radicaux et les socialistes ».

    Finalement, la grande ligne de force de l’œuvre de Drieu, reste le pessimisme. Il appartient au monde des guerriers solitaires et des navigateurs partis à la poursuite du soleil. Il n’est pas de notre temps. Il appartient au monde d’autrefois et à celui de demain. Non, Drieu n’est pas aujourd’hui “parmi nous”. Mais c’est lui qui est fidèle et c’est le monde actuel qui se renie. Les prophètes sont les pires ennemis des marchands.

    ► Jean Mabire, éléments n°11, 1975.

    ...

    Drieu« J'avais juste 18 ans quand il s'est suicidé le 15 mars 1945 et je ne soupçonnais pas alors que cet homme qui avait l'âge de mon père, prendrait un jour pour moi le visage d'un frère aîné. Je préparais mon bac de philo en lisant Karl Marx et Nietzsche qui me paraissaient d'honnêtes antidotes au Descartes du programme. Un hasard me fit découvrir Le Français d'Europe dans une série de livres voués au pilon. Drieu me tenait. Il ne devait plus me lâcher. Je sentais bien qu'il brûlait du même feu que le solitaire de Sils-Maria. En cette année 1945, même Zarathoustra avait l'âcre saveur d'un livre défendu. »

    « À l’image de ces roues enflammées que les Germains font rouler du haut des collines dans la nuit du solstice d’été, votre pensée, Drieu, forme un cercle parfait. La chambre solitaire de 1945 rejoint la tranchée de 1915. Trente ans ne sont plus qu’une seconde d’éternité. Comme les lointains ancêtres vikings, vous avez vécu une grande aventure. Vous avez risqué votre peau et vous avez risqué votre âme. « On ne va jamais aussi loin qu’en soi même« . Quel long voyage… Et nous voici sans vous ».

    ♦ Jean Mabire, Drieu parmi nous, 1963 [rééditions : Le Trident, Paris, 1988 ; Irminsul, Lyon, 2002]

     

     


    « Stefan GeorgeWells »
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